Y-a-t-il un
monde après Google ? L’avenir des
moteurs de recherche
À la lecture d’une
récente étude faite par «
Direct Panel Research » sur l’avenir
des moteurs de recherche et commandé
par Google France, on est en droit de se demander
qui sera le prochain joueur à damer le
pion à Google.
L’étude publiée en décembre
dernier et disponible en ligne ici (PDF), nous
apprend que chez les utilisateurs avancés
d’Internet, l’usage des moteurs
de recherche sur les appareils mobiles est significative
: 25%. La fréquence est également
élevée : 1 sur 3 les utilise tous
les jours.
Par ailleurs, les attentes en termes d’amélioration
sont assez claires : 48 % des internautes déclarent
que les moteurs pourraient probablement s’améliorer
de façon significative. Au total 34 nouvelles
fonctionnalités potentielles ont été
testées et regroupées en 10 grands
types.
Les fonctionnalités relatives à
la pertinence, l’assistance et l’interactivité
restent les plus populaires. On note même
que les femmes ont des attentes plus élevées
sur la personnalisation des résultats
de recherche (profil par âge et sexe et
localisation géographique).
On sait que Bing mise gros sur la personnalisation
et l’aide à la prise de décision.
La qualité et la pertinence des résultats
sont importantes. Il n’y a qu’un
pas à faire pour que le moteur me pose
des questions complémentaires pour m’aider
à affiner ma recherche. Teoma, le défunt
moteur maintenant rapatrié chez Ask avait
commencé à le faire.
Je crois que la recherche personnalisée
est là pour rester et qu’elle n’ira
qu’en s’améliorant. D’une
part si vos positions sont bonnes, elles s’amélioreront
davantage avec un bon suivi et un référencement
soutenu, et d’autre part la marque («
branding ») deviendra de plus en plus
importante dans le poids accordé en termes
de pertinence du point de vue des moteurs.
Si l’on peut dire sans se tromper que
les blogues et les réseaux sociaux vont
continuer à alimenter en contenu les
moteurs de recherche, il est plus difficile
de prévoir quel sera le prochain concurrent
sérieux à Google dans un univers
de Web 2.0. Il est clair qu’à court
terme cette année, on risque bien d’avoir
« un tango à 2 moteurs ».
Mais la donne pourrait changer rapidement avec
une révolution technologique importante.
De nombreuses « pouponnières »
d’applications de type Web 2.0 pourrait
aboutir sur des améliorations de «
search » jusqu’ici ignorées.
Je pense à www.go2web20.net qui en ajoute
des dizaines par mois. Par ailleurs, la rencontre
du Web 2.0 et du Web sémantique (www.semanticuniverse.com)
pourrait créer des opportunités
incroyables d’autant plus que les microprocesseurs
d’Intel carburent maintenant à
l’échelle de la nanotechnologie
ouvrant ainsi un potentiel gigantesque sur de
nouveaux outils : des portables plus intelligents,
des tablettes par hologramme, des senseurs tactiles
plus puissants, etc. L’entreprise qui
apportera une valeur ajoutée en pertinence
et en concordance aux attentes des internautes
et qui, bien entendu, refusera de vendre à
Google, sera le prochain concurrent sérieux
!